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Blaise Pascal Katembo Kilima, Beni

Je voudrais rappeler à la jeunesse à ne pas minimiser leurs efforts, leurs capacités, mais à se promouvoir eux-mêmes.
Voici l'interview de Blaise en vidéo ;
Voici l'interview de Blaise en audio ;[sc_embed_player_template1  downloadable fileurl="http://www.wajenzi.co/wp-content/uploads/2015/04/BlaiseKilima.mp3"]

Le modeste

Blaise Kilima peut être décrit avant tout comme quelqu’un de modeste. Ce jeune homme de 28 ans, habitant la ville de Beni en Nord-Kivu, parle d’une voix posée et humble, tandis qu’il présente sa contribution au développement de sa communauté.
On montre comme initiative d’organiser des groupes de jeunes dans le but de subvenir à leurs besoins propres.

La volonté contre l’expérience

Blaise le dit en riant, ses hommes et lui ne sont pas des professionnels.
J’ai un groupe de peintres, de cameramen mais qui ne sont pas spécialistes [il rit] parce qu’ils ont été formés juste par moi-même qui ait bien été formé, mais pas à un niveau élevé.
Son action consiste simplement à offrir des pistes, des voies de développement aux jeunes autour de lui. L’objectif n’est pas de leur donner une formation complète et poussée, mais uniquement de leur offrir des pistes, des moyens de subvenir à leurs besoins grâce à une activité lucrative. C’est avec une note de fierté mais toujours respectueux que Blaise parle de ses succès : «je suis fier de raconter l'histoire de Josué, un peintre à qui j’ai appris comment prendre les pinceaux. Aujourd’hui c’est un jeune recruté dans la société Brasimba comme peintre. Il s’est marié avant moi-même, c’est une fierté pour moi. Il y a une dame qu’on appelle Esperascase à qui j’ai appris comment tenir la caméra, même si je ne suis pas professionnel. Actuellement elle prend des images vraiment qui me réjouissent aussi ».

Valoriser chacun

Si la fierté de Blaise ne s’exprime que face aux succès des gens qui l’entourent, c’est pour une raison simple : pour lui, ce sont avant tout les capacités de chacun qui sont en cause.
C’est sympa quelqu’un qui viendrait d’ailleurs, qui viendrait développer les capacités. Mais les capacités sont là, c’est juste une question de prise de conscience.
Ainsi, son action n’est selon lui là que pour donner le coup de pouce ou les moyens nécessaires à des jeunes, filles ou garçons, dont les capacités permettront de produire le meilleur. Il termine par un appel à cette jeunesse avec laquelle il travaille : « Je voudrais rappeler à la jeunesse à ne pas minimiser leurs efforts, leurs capacités, à se promouvoir eux-mêmes ».
Passe ta voix

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