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Bulere Saadi, Beni

Je rêve de devenir un grand ambassadeur des enfants vulnérables, des enfants orphelins.
Voici l'interview de Bulere en vidéo ;
Voici l'interview de Bulere en audio ;[sc_embed_player_template1  downloadable fileurl="http://www.wajenzi.co/wp-content/uploads/2015/04/BulereSaadi.mp3"]

Modeste, engagé et rêveur

Bulere Saadi a 28 ans, et il est originaire de Nord Kivu. Il se présente comme « initiateur d’une petite...[il hésite] d’une organisation humanitaire dénommée ‘Action pour la restauration de la paix et la lutte contre la vulnérabilité et la pauvreté. » On peut le sentir dès sa présentation, Bulere est quelqu’un de modeste, tant par ses origines que par sa perception de son action.
J’ai d’abord grandi dans une famille démunie, avec peu de moyens, une famille pauvre. J’avais des problèmes pour me supporter, pour payer les frais scolaires moi-même. Par exemple avant d’aller à l’école, je pouvais commencer à faire les champs, où on pouvait me payer pour aller à l’école. Je pouvais effectuer des travaux lourds pour aller payer les frais scolaires.
Si sa voix, lorsqu’il évoque ce passé difficile, ne faillit pas, c’est parce qu’il ne se plaint pas. Il a conscience d’avoir traversé des moments et des expériences difficiles, surtout pour un enfant, mais au lieu d’en tirer de l’amertume, il a préféré le mettre au service des autres.

« La communauté m’a compris »

L’engagement de Bulere pour lutter contre la vulnérabilité de certaines personnes fragiles, il le tire de sa propre expérience, mais aussi de sa grande empathie.
Lorsque je vois les enfants orphelins, je me mets à leur place et j’ai cette passion de pouvoir oeuvrer en leur faveur.
Une passion qu’il a décidé de mettre au service des autres, afin d’apporter un peu de réconfort. Il a bien conscience que son action seule ne peut faire oublier à un enfant la perte de ses parents; cependant, avec cette modestie omniprésente, il souhaite leur venir en aide afin d’alléger leur peine et leurs difficultés quotidienne : « J’essaie d'atténuer un tant soit peu, cette douleur qu’ils ressentent dans cette situation d’orphelins ». Toujours humble, il reconnaît avoir eu la chance de rencontrer une vraie adhésion, une compréhension, de sa communauté. Confronté à la situation difficile d’un enfant orphelin de guerre, il se rappelle les réactions de chacun : « Lorsque je suis venu auprès du représentant régional de la communauté, celui qui est chargé de ces questions d’éducation, j’ai expliqué qu’il y avait un cas d’un enfant qui était vulnérable, qui avait perdu ses parents dans la guerre, et que la communauté pouvait le prendre en charge, et heureusement pour moi la communauté a accepté ». Et il conclut, satisfait : « la communauté (...) continue à scolariser l’enfant ». De ce premier exemple, il a pu, avec l’aide de sa communauté, mettre en place un véritable programme visant à venir en aide aux enfants orphelins : « A chaque début d’année (...) la communauté a pris cette initiative de chaque fois recenser quels sont les enfants qui sont dans cette situation de vulnérabilité et pour qui la communauté pourra au moins payer la moitié des frais scolaires ». De débuts modestes, Bulere est donc parvenu à créer une véritable dynamique de changement, afin d’offrir à ces enfants vulnérable un accès plus facile à l’éducation.

L’enfant rêveur ?

De sa voix douce, presque timide, Bulere partage son rêve, un rêve d’enfant, pour les enfants.
Je rêve de devenir un grand ambassadeur des enfants vulnérables, des enfants orphelins.
Et toujours, la même détermination « continuer ma lutte pour aider les enfants et les jeunes gens qui sont des conditions de vulnérabilité ».
Passe ta voix

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